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Un long passé…

 

De nombreux châteaux

Pas moins de 6 châteaux ou manoirs existent encore sur la commune.

Le château du Côteau, qui date des années 1860, remplace un ancien logis seigneurial où Chopin donnait, en 1833, des leçons de piano. 

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Au château de Leugny, à la fin du XVe siècle, vivait le seigneur Jean Descartes et sa famille dont est issu l'illustre philosophe.

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Le château de Beauvais, situé entre le Cher et la route de Bléré, est un ancien fief relevant du château d'Amboise tout comme le manoir de la Michelinière d'ailleurs. Vers 1490, le seigneur en était Pierre L'Hermite, grand panetier de France et précisément fils du célèbre Tristan L'Hermite. Bien plus tard, en juin 1940, lors du repli du gouvernement français à Tours, Charles de Gaulle, alors sous secrétaire d'état à la défense nationale au sein du gouvernement de Paul Reynaud, logera quelques jours à Beauvais.

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Le manoir de la Michelinière, situé au milieu des bois non loin du prieuré de St Jean du Grais, est de forme quadrangulaire flanquée de 2 tourelles à poivrières et date du milieu du XVe siècle.

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Le château de la Gitonnière, situé non loin du prieuré du Grais, appartenait au XVe siècle à Jean de Montbazon. De cette époque subsiste un escalier intérieur en vis de pierre dans un château reconstruit au XVIIe siècle et jouxté de 2 pavillons dont l'un était la chapelle.  

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L'ancien château d'Azay, place de l'église, dont ne subsiste aujourd'hui qu'un haut donjon carré à 3 niveaux.

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Plus récemment…

Du début du XIXe siècle aux années 1950, la vocation viticole de la commune s'affirmera. Le Cher connaît un important trafic fluvial jusqu'en 1914 dont le lieu dit « Le Port » conserve le souvenir. Du Port, partent plusieurs rues ou chemins menant le long de jolies maisons de bateliers et d'éclusiers ainsi que vers le couvent des Ursulines ou la Capitainerie. Au centre bourg, de typiques maisons en pierre de tuffeau traditionnelles ont pour la plupart été rénovées dans le cadre d'un programme de conservation du patrimoine à la fin des années 1990 (opération façades à Azay-sur-Cher). Toujours au cœur du bourg, le chemin piétonnier rue de l'Abbé Guillot suit l'ancien lit du ruisseau qui alimentait les douves du « château » ou logis seigneurial. Depuis la fin du Moyen Age, Azay-sur-Cher conserve une population de 1000 habitants jusqu'au flux démographique d'exode urbain qui débuta ici en 1965. Cette population atteint les 2 000 personnes en 1970 avant de connaître, à partir de 1985, une évolution significative pour dépasser les 3 000 habitants en 2010.

Les moments forts…

Quelques moments forts d'Azay-sur-Cher

Quelques événements ou personnages restent en effet étroitement associés à l'image même d'Azay-sur-Cher.
 

« L'empêcheur de tourner en rond »

« L'empêcheur de tourner en rond », fut ce curé d'Azay qui, au début du XIXe siècle, se battait avec l'autorité préfectorale pour empêcher la population de danser, les jours de foire, sur la place du village. En effet, Azay-sur-Cher fut, en 1822, célèbre dans la France entière. Une étrange requête en était la cause et s'intitulait « Pétition pour des villageois que l'on empêche de danser ».
« Je demande qu'il soit permis, comme par le passé, aux habitants d'Azay de danser le dimanche sur la place de leur commune, et que toutes défenses faites, à cet égard, par le préfet soient annulées. Quel meilleur emplacement pour danser que la place de ce village ? » C'est Paul-Louis Courier qui demandait ainsi de mesurer le zèle du jeune curé d'Azay, à peine sorti du séminaire et impatient de se distinguer.
Dès son installation à Azay, en effet, il attaqua la danse semblant vouloir l'abolir dans sa paroisse. C'est de cet évènement qu'est née cette célèbre expression de la langue française.

 

Une ténébreuse affaire, lorsque Balzac retrace un fait divers à Azay-sur-Cher.

Le cadre est celui du château de Beauvais, en 1800, appartenant alors au sénateur Clément de Ris. Dans la soirée du 23 Septembre 1800, ce personnage du Consulat est enlevé par 6 individus armés qui le conduisent dans une ferme, sur la commune de Ferrières-sur–Beaulieu, ou il est enfermé dans un caveau pendant 19 jours. Sa remise en liberté, qui eut lieu dans les circonstances les plus étranges, fut suivi du jugement de 10 personnes inculpées de ce crime de séquestration. Le père Balzac, Bernard-François, qui habite Tours à cette époque, connaît bien le notable Clément de Ris qui est d'ailleurs son protecteur; son fils s'inspire plus tard de nombreux éléments de cet enlèvement pour son roman « Une ténébreuse affaire ». Ce roman, qu'on dira « policier », est aussi une « scène politique », qui s'inspire des réalités historiques. Il s'agit d'abord de la « crise de Marengo ». Spéculant sur l'hypothèse d'un désastre français à Marengo, les brumairiens envisagèrent la destitution de Bonaparte et la mise en place d'un nouveau triumvirat réunissant Talleyrand, Fouché et le sénateur Clément de Ris dont la tombe se trouve dans l'ancien cimetière d'Azay-sur-Cher. Remportée in-extremis, la victoire de Marengo du 14 juin 1800 mit un terme à la conspiration.

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Clément de RIS                                 Château de Beauvais

 

Gaston MONMOUSSEAU

Gaston Monmousseau sera le grand syndicaliste de la 1ère moitié du XXe siècle, né à Luynes le 17 janvier 1883 et achevant sa vie à Azay-sur-Cher en 1960. Menuisier, puis ouvrier aux ateliers parisiens des chemins de fer de l'état, il est, durant le 1er conflit mondial, animateur de la tendance syndicaliste révolutionnaire prônant « la paix immédiate ». Accusé de complot, il est rapidement écroué à la prison de La Santé, il devient néanmoins secrétaire de la fédération syndicale des cheminots en 1921 puis secrétaire général de la CGTU en 1922, et ce jusqu'en 1932. Député de Noisy Le Sec de 1936 à 1940, il siègera au bureau politique du PCF de 1926 à 1940 avant d'entrer dans la clandestinité, toujours nommé par le parti communiste alors interdit, à la tête de la région provençale. Directeur de la revue « La Vie Ouvrière » de 1936 à 1960, il était aussi passionné par la pèche.

 

Jacques REVAUX

Jacques REVAUX est le compositeur de « Comme d'habitude », le tube le plus repris au monde depuis 1968. Il est à ce titre un ambassadeur de la Touraine de par le monde et la fierté de notre commune. Jacques REVAUX est né le 11 juillet 1940 à Azay-sur-Cher et fait ses premiers pas de chanteur dans des cabarets de la Butte Montmartre dès 1955. Il compose ses premières chansons pour Jean-Claude Pascal et John Williams en 1956-1957. Après son service militaire en Algérie, il enregistre son 2nd disque et écrira à cette époque plus de 450 chansons en compagnie des plus grands auteurs tels que Didier Barbelivien, Veine Buggy, Jean-Loup Dabadie ou Pierre Delanoë et certains compositeurs comme Jean-Pierre Bourtayne.
De 1963 à 1965, parallèlement à la scène, il se consacre de plus en plus à la composition et écrit pour Johnny Halliday, Richard Anthony, Eddie Mitchell, Hervé Villard, Monty, Sheila, Sylvie Vartan, Françoise Hardy, Dick Rivers, Dalida, ...
En 1965, il rencontre Michel Sardou alors inconnu. Il composera pour lui l'essentiel de son répertoire.
En 1967, il compose « Comme d'habitude » pour Claude François. « C'était une bonne chanson et son destin est un miracle » en dit-il encore aujourd'hui.
En effet, en 1968, sous la plume de Paul Anka, « Comme d'habitude » devient « My Way » en anglais et sort en titre interprété par Franck Sinatra en janvier 1969. Chanson véritablement reprise dans le monde entier par plus de 2000 interprètes depuis cette date, parmi lesquels : Elvis Presley, Nina Simone, Ray Charles, Samy Davis Jr, Ton Jones, Sid Vicious (les Sex Pistols), Nina Hagen, Mike Brant et les 3 tenors Placido Domingo, Lucciano Pavarotti et Carreras. « My Way » est devenu l'un des plus grands « standards » internationaux.
En 1969, Jacques Revaux crée avec Régis Talar sa propre maison de disques, TREMA, dont il devient président, et qui accueillera entre autres artistes : Michel Sardou, Pierre Groscolas, Enrico Macias, Charles Aznavour, Catherine Lara, Marcel Amont, Michel Delpech, Hervé Vilard, Richard Anthony, Frédéric François ... Et qui participera à la découverte de jeunes talents (Louise Attaque, Matmatah, ...), à la création de la comédie musicale « Les Misérables », ainsi qu'à la réalisation de « Pour toi Arménie » auquel plus de 100 artistes ont participé bénévolement. Il a également « prêté » sa voix à Jacques Perrin dans les films musicaux de Jacques Demy et Michel Legrand (« Les Demoiselles de Rochefort » puis « Peau d'âne ») ainsi qu'à Richard Berry dans « Une chambre en ville ».
Les « Victoires de la musique » ont rendu en 1986 un hommage remarqué à Jacques REVAUX pour l'ensemble de son œuvre (plus de 400 chansons, feuilletons TV, films, etc). Il a obtenu de nombreuses récompenses et Awards dans le monde pour « My way », mais également le prix de l'académie Charles Cros, le prix Vincent Scotto, le prix Bruno Coquatrix et le grand prix de la SACEM, consacrant par là même sa carrière de compositeur.
Jacques REVAUX a été promu au grade d'officier dans l'ordre des Arts et des Lettres le 22/12/2006.

Le patrimoine historique

 

Ancienne gare de tramways (origine vers 1912)

L'ancienne gare terminus des tramways est l'une des premières constructions bâties à l'entrée du bourg neuf d'Azay sur cher, le long de la route nationale Tours-Vierzon.
Inauguré en 1912, le prolongement de la ligne électrifiée Tours-St Avertin dessert Larçay, Veretz et Azay sur cher jusqu'en 1932. La ligne est parcourue par des motrices La Buire qui peuvent remorquer des wagons de marchandises ou trois voitures de voyageurs chauffées l'hiver. La construction de la gare, légèrement postérieure à l'ouverture de la ligne, ne figure d'ailleurs pas sur les cartes postales de l'inauguration.

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Église Ste Marie-Madeleine

Du XIIe au XIXe siècle située Place de l'église. 
Le clocher est la partie la plus ancienne de l'église paroissiale. Sa base qui forme un carré massif à contreforts d'angle peut être datée du XIIe siècle selon Ranjard. La chapelle seigneuriale voûtée sur croisées d'ogives renferme les armoiries de Jean de Fau, de Reignac –sur Indre, seigneur d'Azay au milieu du XVe siècle. La flèche octogonale ainsi que la lucarne à sa base datent de cette même époque. La Nef a été reconstruite en 1790 et les autres parties de l'édifice résultent des agrandissements de l'architecte diocésain Gustave Guérin vers 1850. Le presbytère du XVIIe siècle communique avec la sacristie et l'église.

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Voûte du chœur (église Ste Marie-Madeleine)

1850-1880
La voûte du chœur est sculptée des douze apôtres qui reposent sur des chapiteaux ornés d'éléments végétaux. L'autel est sculpté à jour et comporte les armes du chapitre de la collégiale Saint-Martin de Tours, ancien possesseur de l'église jusqu'à la révolution, et celle du Cardinal Morlot, archevêque de Tours à l'époque de la création du décor. Deux fines crédences complètent le sanctuaire de chaque côté. Deux chapelles latérales sont meublées d'autels et d'éléments décoratifs travaillés. A l'entrée du chœur se dressent sous des dais les statues de Saint Vincent, patron des vignes, et de Saint Jean Baptiste, souvenir du prieuré de Saint Jean du Grais. Ce décor néo-gothique, unique et entièrement conservé, est le plus caractéristique du département.

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Fonts Baptismaux (Eglise Ste Marie-Madeleine) 

Vers 1880 réalisé par le Sculpteur : Abbé Guillot
De 1850 à 1887, l'abbé Henri Guillot, curé de la paroisse, sculpte un décor néo-gothique dans l'église d'Azay pillée par les révolutionnaires pendant la Terreur. Devant les fonts baptismaux, un serpent, symbole du péché originel, s'enroule autour de l'arbre de la tentation. La nef et le chœur contiennent la chaire et le chemin de croix, également en pierre tendre ou tuffeau, ainsi que le confessionnal, le banc d'œuvre, la porte cierge Pascal, le siège du célébrant et une crédence d'angle. Ce mobilier est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1999, consacrant et protégeant ainsi l'art religieux du XIXe siècle pour la première fois en Indre-et-Loire.

 

Abbé Guillot (Eglise Ste Marie-Madeleine)

1874 réalisé par le peintre : Gaston de Lauverjat (1839-1913) - Huile sur toile
L'abbé Henri-Prosper Guillot (1810-1891), sculpteur, est originaire d'Amboise. Enfant, il puise son inspiration en observant notamment la chapelle Saint-Hubert et l'église Saint-Denis de style gothique flamboyant. Il est le curé d'Azay sur Cher le plus marquant du XIXe siècle : son nom a été donné à une voie couvrant depuis 1962 le ruisseau d'Azay qui alimente en eau les anciennes douves du château. Le tableau, conservé dans la sacristie, est l'œuvre du châtelain du coteau, président du conseil de fabrique de la paroisse, également l'auteur de plusieurs portraits de notables de son époque.

 

Vierge Marie du Puits d'Abbas

Réalisé en 1954
La vierge du Puits d'Abas, sculptée primitivement dans le bois par un artiste local, M. Raymond Darrasse, est bénite en 1954, lors de l'année mariale commémorant le centenaire de la définition du dogme de l'Immaculée Conception par le pape Pie IX. Cette cérémonie est organisée par l'abbé Pierre Sadoux, né en 1914, curé de la paroisse de 1946 jusqu'à sa mort en 1988. En 1989, la municipalité d'Azay sur Cher a décidé à l'unanimité de donner à la rue du presbytère le nom de l'abbé Sadoux, inaugurée le 27 mai 1990. Une plaque honore également sa mémoire dans l'église. La vierge, volée vers 1985, a été remplacée peu après par une statue de pierre.

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Prieuré Saint Jean du Grais

XIIe siècle
Le prieuré Saint jean du Grais, à mi-chemin entre Azay sur Cher et Cormery, aurait été fondé par Foulques Nerra en 1017, mais la grande Chronique de Touraine indique que le fondateur est un certain Joscelin mort en 1146. D'abord propriété de la collégiale Saint Martin, le prieuré est ensuite donné à des ermites de la contrée. Il appartient en 1603 aux chanoines réguliers de Saint Augustin, puis au collège de Tours en 1701. L'église prieurale datant du début du XIIe siècle disparaît vers 1850 ; il n'en subsiste que le clocher, dont le beffroi est percé de deux ouvertures en plein cintre, et dont la flèche en forme de mitre rappelle le clocher de Courçay, typique de la vallée de l'Indre. Au centre du prieuré, le puits couvert et charpenté est resté intact.

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Salle capitulaire (prieuré St Jean de Grais)

XIIe siècle
La salle capitulaire est le premier des trois corps de bâtiments subsistants du prieuré, fermés initialement par l'église démolie et autour desquels s'articule un cloître privé de ses galeries en bois. Elle conserve sur la cour trois baies comprenant chacune deux fenestrelles en plein cintre, séparées par des colonnettes géminées. A l'intérieur, la salle est divisée en deux nefs de trois travées, voûtées sur croisées d'ogives, et soutenues par deux colonnes cylindriques dont les chapiteaux sont ornés de motifs végétaux. Les traces d'un décor polychrome ancien apparaissent à plusieurs endroits. A l'étage supérieur, le dortoir couvert en charpente est une vaste salle rectangulaire pavée de petits carreaux rouge en terre cuite et percée d'étroites fenêtre meurtrières.

 

Réfectoire (prieuré St Jean de Grais)

XIIe siècle
Le réfectoire est une longue salle éclairée au midi par sept hautes fenêtres étroites en plein cintre. Sur le même mur subsiste en partie la chaire du lecteur, couverte par une petite voûte et prenant le jour par trois ouvertures. Une fresque du XIVe siècle se distingue sur le mur et représente sans doute un Christ en majesté entouré des quatre évangélistes. A l'ouest, un dernier bâtiment conventuel en partie du XVe siècle comporte une cave voûtée en berceau brisée. Un peu à l'écart, dans l'avant cour au nord, s'élève ce qui était probablement l'ancien logis prieural du XVe siècle.

 

École de la Claie

Vers 1900
L'école publique de la Claie, isolée en rase campagne, était fréquentée jusqu'en 1976 par les élèves qui habitaient trop loin du bourg, et donc du groupe scolaire principal. Ce type de bâtiment est caractéristique de l'architecture scolaire de la fin du XIXe siècle, mais ce genre d'annexe est peu courant et ne se rencontre que dans de rares communes rurales à la fois peuplées et ayant une vaste superficie ; contrairement à celle d'Azay sur Cher, elles étaient souvent intégrées à un hameau important comme celui d'Husseau à Montlouis sur Loire.

 

Château du Coteau

Années 1860
A la fin du XVIe siècle, un logis seigneurial est construit au Coteau. En 1632, « le Cousteau » appartient à Jean Meslier, avocat au présidial de Tours. En 1833, Chopin y donne des leçons de piano dans la famille Forest propriétaire de la demeure. En 1837, le Coteau passe par mariage à la famille Gaston de Lauverjat. Ce dernier détruit l'ancien logis et fait construire, après son mariage en 1865, trente mètres plus loin la bâtisse actuelle par l'architecte J.C.Jacquemin.
Les communs sont bâtis en 1884. L'aile basse, qui renferme la bibliothèque, est rajoutée en 1885 et agrandie entre 1931 et 1934. Un parc de 16 hectares, contenant trois arches de l'aqueduc Gallo-Romain de Fontenay, est dessiné par le paysagiste Edouard André en 1869. Le fils de ce dernier, Paul, qui est le filleul de Lauverjat, hérite du château en 1913. A sa mort en 1936, le domaine devient la propriété de sa fille, Madame Poidatz, qui le vend en 1947.

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Château de Leugny

XVIIIe siècle
Le château de Leugny est construit à mi-coteau et domine le Cher. Bâtiment néo-classique de style Louis XVI, il se rapproche du château de Saint Senoch et du Petit Trianon de Versailles. Un élève de l'architecte Jacques Ange Gabriel, André Poirier, constructeur de la bourse de Bordeaux, en a été propriétaire au XVIIIe siècle, mais il semble difficile de lui attribuer la reconstruction du château car il est mort en 1770. Différents actes permettent de penser qu'il était achevé en 1779. Deux corps de bâtiments séparés du Château sont couverts d'un toit à la Mansart, et limitent la cour d'honneur de chaque côté ; l'un d'eux, à l'ouest, abrite une chapelle. Deux orangeries existaient autrefois dans la partie sud de ces servitudes. La façade au nord a comporté jusqu'en 1967 un portique à terrasse soutenu par quatre colonnes doubles.

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Château de Beauvais

XVIIe et XIXe siècles
Le château de Beauvais, dont le gros œuvre date au moins du XVIIe siècle, est modifié à la fin du XVIIIe siècle, totalement remanié en style gothique au milieu du XIXe siècle puis encore modifié de 1903 à 1911 par l'architecte Marcel Rohard. Le parc est redessiné à l'anglaise par le paysagiste Edouard André à partir de 1869. Avant le XIIe siècle, Beauvais appartenait à l'abbaye Saint Julien de Tours puis devient un fief laïc relevant d'Amboise, donc du roi. Plus tard en 1815, le fils de Clément de Ris est accusé d'avoir caché des caisses d'or et d'argent dans le parc qui est fouillé de fond en comble. En juin 1940, lors du repli du gouvernement français de Paul Reynaud sur Bordeaux, de passage à Tours, Charles de Gaulle, alors sous secrétaire d'état à la défense nationale, loge quelques jours à Beauvais.

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Manoir de la Michelinière

Milieu du XVe siècle
La Michelinière, située au milieu des bois non loin du prieuré du Grais, est un manoir de forme quadrangulaire, flanqué de deux tourelles à poivrières. Il était autrefois le siège d'un fief qui relevait d'Amboise. La façade principale est percée au centre d'une porte d'entrée Renaissance ornée de pilastre à chapiteaux. Au sud, un petit bâtiment contigu de deux pièces contient la cuisine qui comporte deux fours à pain et à pâtisserie ainsi qu'une ancienne magnanerie. Un cadran solaire en ardoise gravée d'inscriptions et d'armoiries date du milieu du XIXe siècle. Aux XVIIIe et XIXe,La Michelinière a eu plusieurs propriétaires, notamment les familles Petriot de Laluisant et d'Hermery, puis Gaston de Lauverjat.

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Château de la Gitonnière

XVIIe siècle
Le site de la Gitonnière est un haut lieu préhistorique : 2000 silex taillés ainsi que de nombreux racloirs et lames ont été découverts à cet endroit. Une partie d'un escalier à vis du XVe siècle est intégrée dans l'actuelle construction du XVIIe siècle. Le bâtiment principal est limité par des chaînages à refends et surmonté d'un fronton à oculus orné de feuillages sculptés. Il est encadré par deux pavillons de la même époque : l'un à l'est, abrite une chapelle et ouvre par une porte en anse de panier, l'autre à l'ouest, surmonté d'un lanternon, est un ancien colombier relié au corps de logis central à une époque récente. Dans la première moitié du XXe siècle, la Gitonnière a été transformée en laiterie avant de retrouver sa vocation d'origine.

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Château ou ancien logis seigneurial - place de l'église

XIIe siècle (Pierre)
Le château d'Azay sur Cher ne conserve que quelques vestiges de ses fortifications. Le haut du donjon carré est à trois niveaux dont l'intérieur contient des cheminées du XVIIe siècle. Il est flanqué d'une tourelle octogonale à la base et cylindrique au sommet. Un toît à quatre pans a sans doute remplacé tardivement le mâchicoulis. A quelques mètres, se dresse un édifice semi circulaire qui serait une ancienne chapelle. Guillaume Maingot, seigneur de Surgères et d'Azay, qui a participé à la bataille de Bouvines en 1214, est le premier membre identifié de sa famille, propriétaire de la châtellenie jusqu'au XVe siècle.

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